Boeuf québécois et argentin à L’Atelier d’Argentine.

Boeuf québécois et argentin à L’Atelier d’Argentine.

Après 15 années à interdir l’importation de boeuf argentin, voilà que le Canada peut désormais se régaler de cette viande bovine latine. Les restaurants L’Atelier d’Argentine sont les premiers au pays à servir du boeuf argentin, en complément au boeuf biologique de Lanaudière.

Nous avions découvert l’adresse en 2014, alors que le local abritait le feu restaurant KYOZON et son tapis convoyeur à sushis. Depuis août 2015 s’y trouve la deuxième succursale du steak house L’Atelier d’Argentine, faisant partie du groupe Ville-Marie Collection, aux côtés du Decca 77 et du Wienstein & Gavino’s.

C’est la chef Natalia Machado qui dirige la cuisine depuis l’ouverture du premier restaurant L’Atelier d’Argentine dans le Vieux-Port, il y a 4 ans. Née à Buenos Aires, la capitale de l’Argentine, Natalia a également vécu 15 ans à New York où elle a tenu son restaurant Industria Argentina durant une décennie. À la naissance de leur premier enfant, son mari et elle rentrent au pays mais voilà que peu de temps après leur retour, le groupe Ville-Marie Collection lui propose de se joindre à eux ici, à Montréal.

On nous installe à la plus belle table du restaurant de la rue Crescent, afin de découvrir les nouvelles saveurs qu’apporte le boeuf argentin. Ce dernier provient de la ferme La Morocha dans la région de Pampa Humeda, qui appartient à la famille du sous-chef de L’Atelier d’Argentine Vieux-Port. Mise sous-vide, la viande arrive à Montréal par avion, après 10 heures de vol.

En entrée, on débute par des empanadas farcis de boeuf de la ferme St-Vincent au Québec. Ces petits chaussons dont la pâte est faite maison sont à la fois moelleux et feuilletés. Des buñuelos sont également déposés sur la table, une première pour moi. Les petits beignets à la texture fondante sont garnis d’épinards et de fromage fontina, une recette de famille nous explique Natalia.

Nous les accompagnons d’un vin rouge 100% bonarda de la cuvée Taymente, produit par Bodegas Huarpe dans la région vinicole Maipu. Il est si frais et facile à boire – avec un subtil arôme de piment vert – qu’il pourrait passer pour un blanc à l’aveugle.

Le moment est alors venu de comparer le boeuf argentin et le boeuf québécois. Ce qui est intéressant c’est que les coupes ne sont pas les mêmes: la bavette pour le Québec, puis la hampe et le faux-filet pour l’Argentine. Ça nous permet de mieux apprécier les différents caractères des deux bêtes.

Le verdict? Si les trois steaks sont cuits comme il se doit, le boeuf argentin a un goût plus corsé comme on retrouve chez le gibier, et est très faible en gras. J’ajoute une généreuse dose de chimichurri sur la bavette, une combinaison parfaite!

L’expérience se termine avec un plaisir d’enfance de Natalia, à savoir une crêpe à la purée de banane, avec dulce de leche et semifreddo. Soirée réussie, nous avons été plus que bien reçus et avons fait de belles découvertes culinaires. Seul bémol, la musique de club qui nous rappelle que nous sommes bel et bien sur la rue Crescent!


L’ATELIER D’ARGENTINE – 1458 Crescent, MTL.

Veuillez noter que j’ai été invitée par le restaurant, mais sans obligation de publier. Les opinions sont les miennes.

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