La cuisine d’Izza, grand-maman marocaine.

La cuisine d’Izza, grand-maman marocaine.

Partie au ciel seulement quelques jours avant l’ouverture du restaurant, Izza aurait été très fière de son petit-fils Jérémie, et à l’hommage qu’il lui rend au quotidien en préparant des mets marocains à La cuisine d’Izza.

Nous y sommes invitées dans le cadre de l’événement La Tablée, qui permet de découvrir une douzaine de restaurants à prix d’amis.

Qui n’a pas rêvé d’aller au Maroc, pour s’enivrer des parfums d’épices et prendre part à la cérémonie du thé vert à la menthe juste assez sucré? De retour sur la rue Bernard, les murs du restaurant sont peints du bleu Majorelle, une couleur profonde qui tire sur le violet. C’est à l’artiste-peintre français Jacques Majorelle que l’on doit cette somptueuse couleur, dont son jardin à Marrakech est vêtu. Depuis 1980, c’est Yves Saint Laurent et Pierre Bergé qui possèdent la propriété.

Le début du service nous sort de notre rêverie berbère, avec un trio d’hummus: l’un est aux fèves blanches, l’autre aux oignons caramélisés et le dernier à la patate douce. La texture est soyeuse, on se retient pour ne pas tout dévorer, soucieuses de se garder de la place pour le reste du repas qui promet d’être généreux.

À l’aide de chips de pita à l’harissa maison ou au citron confit, on se régale de la trempette chaude à l’artichaut et fromage cheddar du Québec: bien meilleure que les nachos à l’américaine! La salade d’endives qui s’ensuit est la bienvenue, avec radis, pomme verte et vinaigrette au curcuma frais. Une dose de fraîcheur nécessaire à la bonne continuité de notre expérience culinaire.

Version marocaine de notre tourtière québécoise, la pastilla est ici faite avec du poulet, des oignons, du gingembre, de la cannelle et des amandes, dans une pâte feuilletée saupoudrée de sucre en poudre et de cannelle. Elle est accompagnée d’une salade de carottes, et d’une autre aux betteraves & vinaigre de framboises. Jérémie nous explique qu’au Maroc, ce plat traditionnel est normalement fait avec du hachis de pigeon!

Un autre met incontournable, le couscous. Il contient des raisins secs, des pois chiches, des fèves de Lima et un gros morceau de patate douce, avec du hummus de betteraves sur le dessus. Un plat aussi simple que délicieux, le genre d’assiette que je pourrais manger à tous les jours.

C’est avec une coupe de vin rouge du Domaine du Sahari au Maroc que je termine les plats principaux, un jus plutôt sec et léger.

Saviez-vous qu’à l’époque, la crème brûlée était brûlée directement avec un fer et non pas à la torche? De forme ronde, le fer épouse parfaitement la taille du pot contenant la crème, ce soir-là aromatisée à la fleur d’oranger. Je suis impressionnée par la technique à l’ancienne qu’a choisi d’utiliser La cuisine d’Izza.

Nous partageons un second dessert, à savoir un gâteau aux dattes, pas mal aussi. C’est rendu à cette étape finale que je déguste le thé vert sucré, un breuvage qui ne déçoit jamais. D’ailleurs, sachez que le restaurant est également un salon de thé, en plus de servir des lunchs santé en semaine, à l’intérieur ou sur la terrasse.

À propos de La Tablée:

« Du 15 septembre au 15 novembre 2016, plongez dans l’univers gourmand de La Tablée, l’événement gastronomique exclusif propulsé par Tuango. Procurez-vous un passeport gourmand au coût de 20$ vous donnant accès à un 2 pour 1 applicable sur la table d’hôte ou sur un menu 3 services dans une douzaine de restaurants de renom du Grand Montréal. »


LA CUSINE D’IZZA – 288 Bernard Ouest, MTL.

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