La Planque et ses caresses culinaires.

La Planque et ses caresses culinaires.

Jeudi, six heures moins 10, journée de marde qui termine enfin. Je prends une chance et compose le numéro de téléphone de La Planque:

Moi: Auriez-vous deux places au bar dans genre 10 minutes?

Lui: On était dû pour vous voir, on vient justement d’avoir une annulation!

Moi: Really? Wow ok, on s’en vient et on a besoin d’un verre.. un double!

Lui: On vous attend avec fébrilité.

Lui, c’est Laurence Vachon. Il est le propriétaire du restaurant La Planque et de la buvette Cendrillon, deux établissements au top de ma liste des meilleures adresses gourmandes de la ville de Québec. C’est un bon vivant qui s’occupe de ses clients comme s’ils étaient membres de sa famille.

À peine installés au bar, Laurence nous apporte deux shooters: ce gars-là a compris le message, thanks bro! Le chef Olivier Godbout (ex-Le Cercle, La Ferme et Panache) et sa brigade sont bien chill en cuisine, il est tôt et le resto est encore tranquille. Ce soir, ils présenteront les assiettes de leur nouveau menu pour la première fois.

Ils s’affairent d’abord à nous préparer une petite mise-en-bouche, offerte à tous les clients, à savoir un pressé de smoked meat maison, avec chou de Bruxelles, salsa verde, crème fraîche et radis. On les déguste avec un cocktail, pour ma part le Cyrano (flûte de prosecco, gin à la rose, sirop de gingembre et bitter à la canneberge), pour mon collègue le George Michael (rhum blanc, St-Germain, jus de lime, menthe et sirop simple).

J’ai découvert La Planque il y a environ un an, et je me souviens encore de leur foie gras qui m’avait étonnamment séduite, moi qui n’aime pas ce met. Encore au menu, je salive déjà à l’idée d’expérimenter à nouveau cette spécialité française. Cuit au torchon avec le scotch McClelland’s, le foie a une texture glacée qui le rend surprenamment léger. On le tartine sur un pain brioché, avec une purée au céleri-rave et un chutney bien acidulé à la pomme & atoca.

Le boeuf est préparé en carpaccio sur une purée d’oignons doux, avec des oignons brûlés, des pommes de terre rattes frites, des carottes et du céleri. Cette version revisitée du rosbif du dimanche est vraiment agréable en bouche.

En plat principal, l’arrivage du jour est une morue d’Islande déposée sur de l’orge & bette à carde, sous lesquelles se trouve une purée de courge Butternut et vinaigre de Xérès. On décore le poisson blanc avec du radicchio, du persil et de fins onion rings faits avec de l’échalote française.

Plutôt que pochés, les ris de veau sont nettoyés à froid, roulés dans la semoule puis cuit dans la poêle avec beaucoup beaucoup de beurre. Ils sont servis avec des topinambours, des champignons et des haricots. Les thymus fondent en bouche, un plat hivernal hyper réconfortant.

Le repas se conclut par la décadente torte au chocolat noir du pâtissier Pierre-Olivier Pelletier. Le gâteau italien est surmonté d’une ganache, et servi avec crumble, curd au citron et glace à la lavande (dont je n’arrive malheureusement pas à percevoir le parfum floral).

On quitte les lieux – désormais plein à craquer – le ventre bien rempli et le moral remonté :)

Torte au chocolat noir

Torte au chocolat noir


LA PLANQUE – 3e Avenue, QUÉBEC.

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