Mon Fantôme d’amour.

Mon Fantôme d’amour.

Connaissez-vous la légende de Mary Gallagher, The Ghost of Griffintown? C’est d’après cette histoire que les propriétaires Kabir Kapoor et Jason Morris ont nommé leur établissement Le Fantôme, mais n’ayez crainte, le restaurant est tout sauf épeurant!

D’entrée de jeu, notre regard est attiré par les différentes oeuvres d’art qui couvrent les murs du petit espace de 30 places, anciennement une usine de fer. L’artiste? L’arrière-grand-père du chef!

Au fond du restaurant, on peut voir Chef Jason Morris (ex Grumman’78) et sa brigade s’activer dans la cuisine ouverte qui communique avec le bar, où l’on prend place ce soir-là. La carte compte une dizaine de plats qu’on s’amusera à partager, à commencer par l’amuse-bouche, à savoir un chip de peau de poulet frit & lichen (le genre de truc qui te rend accro en moins de deux).

La cuisine

La cuisine

Pour le premier plat, on a droit à un retour en enfance « pimpé », à savoir un sandwich au beurre de peanut et confiture sur un pain brioché qui a un bon goût de brûlé, et une généreuse dose de foie gras! Pour balancer la richesse du PBJ, on nous apporte une salade de kale, sur un lit de graines de tournesol dans son lait, qui s’apparente à un risotto. Le tout est recouvert de fromage gruyère râpé, vraiment intéressant en bouche.

On continue avec le tartare de truite avec des dés de porc belly, des oeufs de poisson, des chips de topinambour et une huile au subtil parfum de raifort & fenouil. Arrive ensuite le grand vainqueur de la soirée, le flétan, servi avec micro patates (mini dés de pommes de terre), tombée de poireaux et une onctueuse sauce au champagne, huître et poireau brûlé. Dans les deux cas, le chef vient lui-même verser l’huile ou la sauce devant nous, une petite attention très appréciée.

L’assiette suivante présente quelques belles morilles sur un caramel à l’ail, sur lesquelles est versé un lait mousseux. Le repas se termine en viande, cette fois-ci avec l’agneau, accompagné d’une guacamole à saveurs du Moyen-Orient qui complémente à merveille l’animal.

Pour le dessert, on fond en dégustant les feuilles de pâte Phyllo bien craquantes, avec une glace maison à la figue complètement folle. Mais c’est le sandwich à la crème glacée qui nous renverse le plus, la glace étant aromatisé au malt!

Le Fantôme n’a pas fini de faire jaser et de hanter ceux qui ne l’ont pas encore essayé. Ici, tout est en finesse et a été réfléchi dans les moindre détails, même dans la vaisselle: chaque assiette et bol a été fait par la mère de Jason.

Et Mary Gallagher dans tout ça? On nous raconte qu’un soir de fête, une bouteille de champagne se serait ouverte d’elle-même, alors que la cage y était encore bien ficelée….


Bouffe : 9/10 – Une cuisine intelligente, à la fois simple et complexe. Bravo!

Ambiance :  9/10 – Bien vivante! L’endroit est plein à craquer et c’est tant mieux.

Service :  10/10 – Un service sans faute, personnalisé et vrai.

Prix : $$ – Entre 9 et 24$ par assiette, comptez-en 2 à 3 par personne.

LE FANTÔME – 1832 rue William, MTL.

3 réflexions sur “Mon Fantôme d’amour.

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