« In The Mouth » dans ma bouche.

« In The Mouth » dans ma bouche.

Chef Nuno est atteint d’une maladie rare, la dysgueusie, qui dérègle son sens du goût et de l’odorat. C’est la trame de fond de In The Mouth, où il est impossible de distinguer le vrai du faux et où l’on préfère se laisser transporter par la poésie de cette expérience gastronomique improbable.

LA MISE EN APPÉTIT

Ça commence par un parcours à travers des pots Masson suspendus qui contiennent tous un ingrédient différent, à sentir et à goûter pour les plus aventureux. Ça se poursuit par un jardin qui démontre la symbiose entre le corps humain et les plantes, où l’on est appelé à voir, sentir, toucher, entendre et goûter la nature. Oh et j’oubliais : Les montres et cellulaires ne sont pas permis ici!

LA DÉSALTÉRATION

On passe ensuite dans une deuxième salle pour un cocktail, le mien s’appelle Luscious, avec une crème à l’avocat, du jus d’ananas, du Grand Marnier et du citron.

C’est alors que les portes s’ouvrent et nous invitent à pénétrer au coeur de l’action. Une longue mais étroite table nappée d’un tissu blanc est au centre de la pièce, où sont déposés divers ustensiles de cuisine; couteau de chef, pinces, cuillère en bois, spatules, etc.

© Félix Giroux

© Félix Giroux

LE DÉBUT

© Félix Giroux - Entrée

© Félix Giroux – Entrée

Nuno et son « frère » (nul autre que John Mike du Tripes & Caviar) nous demandent alors de reculer de la table; Que le spectacle commence! Poulet entier, demi-avocat, oranges entières, gésiers, fromage feta, lime et melon d’eau entier pour le premier service, tout ce qu’il faut pour concevoir des tacos savoureux avec les ustensiles présents sur la table mais surtout AVEC LES MAINS.

Ce qu’il faut savoir, c’est que tous les participants ont rempli un questionnaire au préalable afin de créer eux-mêmes le repas. C’est-à-dire que les ingrédients et les mets cités par nous tous ont inspiré et influencé le menu de la soirée – Résultat, un menu sur mesure à tous les soirs.

LOVE/HATE

Pour la suite des choses, on y va tout en dualité avec un love hate relationship. Sur le sens de la longueur, la table est divisée en deux parties égales; d’un côté nos aliments favoris, de l’autre ceux que l’on déteste. Mais comme tous les goûts sont dans la nature, certains items mal aimés par un le seront par d’autres.

C’est mon cas pour les oursins, les huîtres fraîches et le boudin noir. On se gavera également de pétoncles, pizza d’escargots et crevettes, pain de viande au foie de veau, agneau, noix, pois, pommes de terre et j’en passe. Véritable carnage, on croirait que ce sont des animaux qui ont dévorés le festin!

SOUVENIRS D’ENFANCE

Pour la grande finale, un dessert parfois sucré, parfois sans queue ni tete; gâteau au chocolat, mascarpone, sauce au chocolat, sauce à l’arachide, sauce à la betterave, macaroni au fromage, tartare de saumon, beigne au bacon, cerises au Marasquin; That’s it!

Une orgie de bouffe, bonne à s’en lécher les doigts et c’est le cas de le dire!

© Félix Giroux - Dessert

© Félix Giroux – Dessert

C’est un privilège de pouvoir vivre ce genre d’expérience dans notre belle Montréal, merci au Centre Phi de rendre tout ceci possible! In The Mouth se tenait du 15 au 31 octobre, mais devrait être de retour au printemps; On l’attend avec impatience.

Prix: 80$

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