Rufus Rockhead

Rufus Rockhead

Le bar Rufus Rockhead venant tout juste d’ouvrir ses portes quartier Griffintown, on s’y rend pour le happy hour. Et qui dit 5@7, dit cocktails : J’opte pour le Last Word, très frais en bouche grâce au jus de lime et à la Chartreuse. Je goûte aussi au Mlle, un drink un peu trop sucré qui rappelle le Kool-Aid rouge! Le 42nd Street, avec Bourbon, Cointreau, Vermouth Dry et jus de lime est, pour sa part, fort bon (fort surtout!).

À grignoter, on débute par un pogo maison, simple mais bien fait, avec une moutarde au whisky – perso, je n’ai pas perçu les effluves de cette eau-de-vie. J’avais lu dans l’article du Huffington Post que la saucisse était faite de bacon et fromage en grain (de Ils en Fument du Bon peut-être?), mais la bartender n’avait aucune idée de quoi je pouvais parler. Déception! Mais un pogo reste un pogo, c’est si bon que j’en ai commandé un deuxième plus tard en soirée.

La polenta crémeuse, quant à elle, est sublime. Une onctueuse poêlée de champignons repose sur la purée, de même que de délicates fleurs mangeables et du parmesan pour finir.

Un autre must, c’est la courge spaghetti marinée, servie sur un toast, avec un tzaziki fouetté, de jeunes pousses et du hareng fumé. Au nez, ça sent la ferme, le foin en fait. Cette image peut sembler négative, mais bien au contraire, c’était vraiment délicieux et bien balancé en bouche.

Pogo et Polenta Champignons

Pogo et Polenta Champignons

Courge spaghetti

Courge spaghetti

Arrive ensuite le gravlax de saumon, dans une jolie boîte pour emporter en carton blanc. Le poisson me laisse un peu perplexe, ça goûte un peu trop la mer, et pas assez le côté sucré-salé d’un gravlax (même constatation niveau texture). J’aime toutefois la présentation en salade, avec quelques feuilles de menthe et des gouttes de yogourt grec.

Puis, c’est autour du tant attendu poulet frit et gaufre de débarquer sur le comptoir. Mes attentes étaient élevées, et n’ont malheureusement pas été satisfaites : poulet sec, trop de panure, et une seule gaufre très molle et boring, qui ne goûte aucunement le poireau comme l’annonce le menu.

Gravlax de saumon

Gravlax de saumon

Poulet frit et gaufre

Poulet frit et gaufre

Pour les curieux, sachez que le groupe derrière le Rufus Rockhead compte une douzaine de propriétaires, dont le très populaire Jeff Stinco (guitariste pour Simple Plan), qui possèdent plusieurs restaurants, tels que le Philémon, le Mangiafoco ou encore le tout nouveau Shinji, qui partage d’ailleurs sa cuisine avec celle du Rufus.

Notez aussi le décor très industriel – signé Bruno Braën – avec un couloir d’entrée douteux qui rappelle un chantier de construction, et les nombreuses bandes de plastique épais de couleur verte-brune (douteuse aussi!) un peu partout dans les différentes aires du bar, et qui font penser aux rideaux transparents qu’on retrouve chez le boucher, ou encore à l’entrée d’un restaurant pour couper du froid extérieur. On aime beaucoup les multiples salles sur les divers paliers des lieux, une division de l’espace fort intéressante, et propice aux soirées intimes de groupes.

L'entrée

L’entrée

Last Word et Mlle

Last Word et Mlle

Rufus Rockhead

Rufus Rockhead

Rufus Rockhead

Cocktails : 8/10 – Une belle carte de cocktails maison, bien faits, avec de beaux ingrédients.

Bouffe : 7.5/10 – Très bien (surtout pour un bar), et réconfortant.

Ambiance :  8.5/10 – Encore tranquille, plusieurs vagues de clients qui ne s’éternisent pas en ce mardi soir frisquet. Mais le designer a su créer une ambiance simplement par le décor. J’y suis retournée le jeudi suivant, et c’était plein à craquer, avec un DJ complètement sauté!

Service :  8/10 – Sympathique et vrai, mais parfois inégal (la faute au charme de Louis-François!)

Prix : $$$ – 14$ par cocktail maison, et entre 6 et 14$ pour les plats.

RUFUS ROCKHEAD – 1726, Notre-Dame Ouest, MTL.

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