La tarte aux carottes de RACINES

La tarte aux carottes de RACINES

Je n’avais étonnamment jamais remarqué ce local fait sur le long, qui me rappelle un train ou encore ces cantines roulantes. Pendant 20 ans, c’était Louigi’s, un simple dinner, qui servait des pizzas et des déjeuners. Depuis l’automne, c’est plutôt RACINES qui nous attend à l’angle des rues McGill et Saint Maurice, dans le Vieux-Montréal.

Devanture

Devanture

La chance me sourit, puisque j’ai remporté le concours Facebook du RACINES l’été dernier. Résultat, nous sommes reçus, mon best et moi, par l’établissement, pour un accord mets-vins. On prend ainsi place au bar métallique, le plus près possible de la petite cuisine ouverte, afin de pouvoir regarder cette fascinante chorégraphie des cuistos à l’oeuvre. Bien que restaurant soit encore tranquille, on peut tout de même déjà ressentir l’énergie des fourneaux.

Comptoir-bar

Comptoir-bar

Cuisine

Cuisine

Une solitaire huître Beausoleil nous est apportée, avec échalote marinée et babeurre maison : Miam, ça débute bien l’expérience!

Après cette délicate mise-en-bouche, on débute avec les entrées (bien que tout soit de format entrée). Les crevettes froides tassées en rouleaux sur une sauce de kale sont fraîches et savoureuses. La laitue Boston et le beurre de ciboulette apportent encore plus de goût au fruit de mer, sans parler de la superbe touche de couleur franche.

Huître

Huître

Crevette

Crevette

Tout le monde en parle depuis l’ouverture, et je goûte enfin à cette fameuse tarte aux carottes! C’est bien la première fois que je vois ce légume racine en vedette d’un plat, je suis sceptique. Mais pas pour longtemps, car suffit d’un regard et d’une bouchée de ce plat pour être conquis : pâte brisée, purée de carottes, carottes marinées et carottes crues, avec fromage maison neutre déchiré sur le dessus. Wow, quelle bonne idée de sublimer ainsi la trop-souvent-délaissée carotte! Le chef, Simon Mathys, m’explique pourtant n’avoir rien inventé. Passionné d’histoire, il me raconte que ce plat fût très populaire dans les années 1800 au Québec, chez les moins fortunés. Aujourd’hui, les plus riches paieraient cher pour ce met des plus surprenants.

On poursuit par le boudin noir, dont on m’avait aussi largement vanté les mérites. Servi avec oignon, navet mariné et cendre de navet (!), on peut dire que la créativité est dans l’assiette!

Tarte aux carottes

Tarte aux carottes

Boudin

Boudin

On continue le repas par la joue de veau avec graines de sésame et endives, un mariage surprenant, mais réussit. Encore une fois, j’aime le fait que le chef ne choisit que quelques produits, mais les met réellement en valeur.

Le magret de canard, lui, sera plutôt présenté avec des poireaux et du kale. C’est bien, mais je ne peux pas dire que ce soit le meilleur plat de la soirée. À prendre toutefois avec un grain de sel, puisqu’il faut dire que je ne suis pas du tout fana de cette partie du canard.

Joue de veau

Joue de veau

Magret de canard

Magret de canard

Le ris de veau est bien cuit, même si certains morceaux sont durs à faire passer. Il est servi avec une délicieuse poêlée de champignons, emballée dans une pâte fumée, une première pour moi! C’est bien, mais à première vue je croyais que c’était une épaisse tranche de fromage, et je crois que j’aurais été plus satisfaite!

Pour finir le salé, on y va avec le porcelet avec avoine et kale. Le premier possède une croûte salée merveilleuse, le deuxième est original et permet un super accord, et le dernier est définitivement dans les produits chouchou du chef.

Le dessert poire et chocolat apporte la touche finale en sucre et en douceur, un bonheur fondant en bouche!

Ris de veau

Ris de veau

Porcelet

Porcelet

Choco-poires

Choco-poires

Pour terminer ce billet, le RACINES fait définitivement parti des restaurants à surveiller pour la prochaine année. Bravo au chef Simon Mathys, qui roule son tout premier restaurant avec audace, imagination et simplicité!

Bouffe : 4.5/5 – pour la créativité, de même que la compréhension et le respect des produits.

Service : 4/5 – toujours un plaisir de se faire servir par le chef lui-même, qui explique ses plats avec timidité et amour.

Ambiance : 3.5/5 – peut-être le seul point à améliorer, mais je suis certaine qu’il faudra dès bientôt faire preuve de patience pour obtenir une table au RACINES!

Prix : $$ – Entre 6$ et 17$ par plat, mais comme vous l’avez vu, on en capable d’en goûter plusieurs!

RACINES – 444 McGill, MTL

3 réflexions sur “La tarte aux carottes de RACINES

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